Historique

Centenaire de la première guerre mondiale / Jusqu'au 31 décembre

Les emprunts nationaux annuels de 1914 à 1918 : des campagnes d'affiche.

Exposition du 15 septembre au 31 décembre.

Dans le cadre du centenaire de la première Guerre mondiale.

Durant la Première Guerre mondiale, l'épargne française est mise à contribution par le biais d'emprunts nationaux annuels. Le lancement des emprunts est popularisé par des campagnes d'affiches destinées à stimuler la générosité des français et auxquelles participent un nombre important d'artistes. L'affichage de propagande est un outil de guerre totale. "Dessinateurs, graveurs, peintres, caricaturistes rivalisèrent d'imagination pour composer les affiches destinées à stimuler le patriotisme et la générosité" - Jean-Jacques Becker et Serge Berstein.

L'objectif de ces affiches? Il s'agit avant tout de financer une guerre rendue particulièrement coûteuse. En effet, le montant des dépenses militaires est estimé à 25 milliards de dollars pour la France, soit environ 125 millions de franc-or (soit six fois le budget annuel de l'Etat d'avant-guerre). Cet enjeu coexiste avec un autre : celui de la mobilisation de la société dans son ensemble. Le devoir de l'arrière est en effet de seconder les efforts et les sacrifices endurés sur le front par des millions de mobilisés.

Don de Geneviève Ribes.

En mairie. A découvrir aux heures d'ouverture de la mairie. Informations au 05 63 42 85 50 - culture@mairie-graulhet.fr

Les d'Amboise d'Aubijoux, seigneurs de Graulhet

En 1484, par son mariage avec Madeleine d'Armagnac, Hugues d'Amboise d'Aubijoux devient Seigneur de Graulhet. Dès lors, et jusqu'en 1656, Graulhet va vivre avec les d'Amboise d'Aubijoux ses plus grandes heures.

Parmi les plus illustres membres de la Maison d'Amboise d'Aubijoux nous pouvons citer : 
Hugues d'Amboise, Seigneur d'Aubijoux, chambellan et compagnon d'armes des rois Charles VII et Louis XI. 

Louis d'Amboise, Evêque-seigneur d'Albi, fit terminer la construction de la cathédrale Sainte-Cécile et lui donna son décor intérieur. Sa sollicitude et ses goûts artistiques s'étendirent aussi aux paroisses rurales des seigneuries épiscopales, qui conservent des richesses architecturales ou des objets d'art de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, comme Saint-Mémy ou Saint-Pierre de Rozède. Ainsi, grâce à lui, de Cordes à Albi, de Gaillac à Lavaur, l'opulente décoration flamboyante conquiert l'albigeois. 
Georges d'Amboise, cardinal, légat du Pape, fut ministre d'Etat sous Louis XII. 
Jacques d'Amboise, fils d'Hugues, fut distingué pour sa bravoure par François Ier. Il mourut au siège de Marseille. 

Louis d’Amboise (1536-1614), Comte d'Aubijoux, fils posthume de Jacques, fut un des plus importants gentilshommes de son temps. Page du roi François 1er pendant son enfance, il servit dignement les rois Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Protecteur avisé de Graulhet pendant la période troublée des Guerres de Religion, il sut être "absent de son château" lors du passage à Graulhet d'Henri de Navarre, futur Henri IV, qui dîna à l'Auberge du Lyon d'Or. Il fut le protecteur de Salomon de La Broue, premier auteur équestre français, qui fut son page et son écuyer avant de rejoindre les Ecuries Royales. Sa dalle funéraire, classée à l'inventaire des Monuments Historiques, peut être admirée à l’Office de Tourisme. 

François-Jacques d’Amboise(1606-1656), petit-fils de Louis, Comte d'Aubijoux, ami et compagnon de Gaston d'Orléans (frère de Louis XIII), Lieutenant Général du Languedoc et gouverneur de Montpellier, amant de Ninon de Lenclos, amoureux de la Reine de Pologne, protecteur de Molière de 1647 à 1656, date de sa mort en son château de Crins.

Molière et Graulhet

C'est en 1644 que Jean-Baptiste Poquelin rencontre à Paris François-Jacques d'Aubijoux, Seigneur de Graulhet, et se lie d'amitié avec lui. Cette même année il prend le nom de Molière. Après les déboires de sa compagnie théâtrale "l'Illustre Théâtre", Molière, poursuivi par ses créanciers, quitte Paris et se réfugie en province où il bénéficie de l'appui et de la protection de son ami d'Aubijoux, alors Lieutenant-Général du Languedoc. De 1647 à 1656 Molière va accompagner Aubijoux dans ses provinces, à Toulouse, Albi, aux Etats du Languedoc, aux Etats de Montpellier, de Béziers et de Pézenas. Dix années de fêtes, de voyages, de théâtre, de séjours à Graulhet. Dix années passées à jouer devant un parterre de nobles et de bourgeois fortunés au premier rang desquels les protecteurs successifs de la troupe : le Duc d'Epernon, le Prince de Conti, le Comte d'Aubijoux Seigneur de Graulhet. Peu de temps après la mort de François-Jacques d'Aubijoux, Molière, privé de soutien, décida de regagner Paris où commença pour lui l'illustre carrière que l'on connaît.