VIF SUCCÈS POUR LE CUIR DANS LA PEAU

UNE BELLE RENCONTRE

La filière du cuir compte aujourd'hui à Graulhet, 80 entreprises qui emploient 650 personnes. Les 24 et 25 octobre, l'opération «Graulhet, le cuir dans la peau», portée par l'office de tourisme, a permis à un piblic large et varié, d'horizons diverses, du département et au delà des frontières du Tarn, de visiter des entreprises, découvrir le travail du cuir avec des ateliers ou de profiter de ventes d'usine dans des boutiques éphémères. C'est par centaine que le public s'est inscrit pour les visites. De la fabrication à la main d'emporte-pièces à la négociation avec les grandes marques en passant par le travail du cuir sur machine, la filière représente tout un écosystème. «Ce n'est pas tout à fait de l'artisanat, le travail est segmenté, mais pas tout à fait une industrie car il n'y a pas de machine qui transforme la peau en sac», souligne-t-on à l'atelier Fourès qui a accueilli l'inauguration de l'opération. Ici, plus de 400 manipulations sont nécessaires pour créer un sac. A cette occasion, le président du CNC Conseil National du Cuir, Franck Boehly, était présent, aux côtés de son prédécesseur, graulhétois connu et reconnu, Paul Batigne. Une réception organisée en mairie en présence de Franck Boehly, de Claude Fita maire de Graulhet, Paul Salvador président de Gaillac Graulhet agglomération, Florence Belou conseilèred épartementale et Blaise Aznar adjoint à Graulhet en charge du développement économique et d'une poignée d'entrepreneurs de la filière cuir a permis de nombreux échanges et une belle rencontre. L'exportation de produits de qualité vers l'Extrême-Orient, comme l'Amérique du Nord ou l'Europe du Nord, est une des clefs de ce secteur d'activité qui est aussi en pleine mutation avec la vente directe sur internet. Pour les visiteurs, il s'agit parfois de découvrir certains des secrets de la fabrication d'objets qu'ils aiment, un univers dans lequel travaillent des proches ou encore des opportunités d'emploi. Car ce secteur dynamique manque de main-d'œuvre et a du mal à recruter. Ce qui est certain, c'est qu'après avoir visité les ateliers, découvert le travail que demande la fabrication des pièces de maroquinerie, le savoir-faire et la précision d'exécution, le regard est forcément différent tant sur ces objets du quotidien et sur les hommes et les femmes qui leur donnent vie.