UN VIBRANT HOMMAGE AU COLONEL NAUDY

LA PLAQUE DÉVOILÉE PAR SON FILS JEAN-LOUIS

Samedi matin, de nombreuses personnalités, notamment Christophe Ramond, président du département, Claire Fita Conseillère régionale, Philippe Bonnecarrère, sénateur, Marie-Christine Verdier Jouclas, députée, Max Guipaud, conseiller départemental, Philippe Gonzalez, adjoint graulhétois représentant le maire, de nombreux élus, des associations d'anciens combattants, porte-drapeaux, personnages en tenue d'époque de l'ACPG, la famille du colonel André Naudy et la population se sont retrouvées rue Colonel Naudy pour dévoiler une plaque rendant hommage au colonel Naudy. C’est le président du Département Christophe Ramond, et Jean Louis Naudy son fils, qui ont dévoilé la plaque qui rend hommage au Colonel André Naudy, sur la façade de la maison qu'il a occupé durant les heures sombres de la 2e guerre mondiale, au 46 de la rue qui porte déjà son nom. Une cérémonie qui s'est achevée par une vibrante Marseillaise «a capella».

Né en 1904 à Meyrueis dans l'Aveyron, fils de gendarme, le Colonel Naudy, pilote de chasse et résistant, dans le groupe Veny, puis en formateur du groupe Lulu, basé dans les bois de la Courbe, a pris part à de nombreux combats aériens aux commandes de son Morane-Saulnier ou son Dewatine 520 avant de rejoindre la clandestinité, et de participer aux libérations d'Albi et du Tarn. Officier de la Légion d'Honneur, il est décédé en 1946, lors du crash de son avion dans le Cher. Son domicile graulhétois ayant servi de cache et de point d'ancrage durant le conflit. Un engagement que tous les intervenants ont salué, juste après le dépôt de gerbe au caveau des Maquisards dans le cimetière St Roch. Comme l'ont rappelé Philippe Gonzalès, représentant la mairie de Graulhet à l'origine de l'hommage, Christophe Ramond, la conseillère régionale Claire Fita, et la députée Marie-Christine Verdier-Jouclas, cette cérémonie prend part dans le nécessaire devoir de mémoire. «Je me pose la question. Qu'aurais-je fait, aurais-je eu le courage qu'ont eu ces hommes et ces femmes, pour s'engager dans ces combats ?» s'est questionnée cette dernière. Plus tôt, Philippe Gonzalès avait rappelé l'importance des messages de liberté, de fraternité et d'égalité aujourd'hui et toujours d'actualité. Pour Christophe Ramon, lui-même petit-fils de résistant, il est vital de «faire vivre et porter ces valeurs républicaines». «De ces moments douloureux traversés par notre démocratie, de ces actes de bravoure, saluons le rôle de ces associations d'anciens combattants dans l'héritage du devoir de mémoire». Claire Fita, a invité l'auditoire, à partager au quotidien, ces valeurs qui ont animé ces refus face à l'oppresseur. «Au-delà de la paix, le fait de vivre ensemble, appelle un engagement de chacun pour vivre au quotidien».

Un grand merci à l’ACPG pour sa participation à l’événement et pour la qualité des costumes.