
Le blason de la ville est décrit pour la première fois dans l’« Armorial des Estats du Languedoc, enrichi des éléments de l’art du blason » écrit par Jacques Beaudeau, graveur pour les Etats du Languedoc en 1686.
Cet ouvrage, commandé par les siégeant aux Etats du Languedoc, réunit pour la première fois, outre les blasons des évêchés déjà présentés sur la carte de Cavalier en 1671, ceux des villes ou villages qui avaient le rang de ville diocésaine. C’est ici que l’on retrouve Graulhet dépendant de l’évêché de Castres.
1686 est donc l’acte de naissance du blason de Graulhet, décrit ainsi :
Au 1er d’argent à un épi de froment de sinople,
Au 2ème d’azur à un marteau d’or.
Les explications peuvent être les suivantes :
Les blasons d’évêchés ou de villes diocésaines font référence à la religion, avec, parfois d’autres éléments complémentaires explicatifs. Graulhet n’échappe pas à cette règle.
La coupure en parti permet de représenter deux valeurs de la ville.
L’argent ou le blanc, symbole de la lune, représente la lumière divine, la vie spirituelle. L’épi de froment a le sens héraldique de l’abondance et de la fertilité ; il vient indiquer la richesse agricole liée au pastel.
Le marteau représente en héraldique le marteau qui servait à rompre et arracher les cottes de maille, ce qui indique que Graulhet était une place forte particulièrement bien défendue.
Il représente aussi, dans l’imaginaire populaire, le marteau de cordonnier symbolisant le travail local du cuir.
Graulhet a été doté d’un second blason, en 1696, par Charles d’Hozier, héraldiste généalogiste du roi, dans son « Armorial général de France » :
De gueules à une bande d’argent côtoyée de deux cotices de même
La ville décide alors de garder les armoiries les plus parlantes : l’épi de froment et le marteau d’or.
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